Vous savez quoi ? J’ai de plus en plus hâte de partir à Montréal. Je suis presque certaine que pour la plupart, vous vous dites que c’est normal, que ça va être génial et que je vais m’y plaire. Je suis bien d’accord avec vous, mais je commence seulement à l’accepter et à avoir hâte. Parce que je n’ai pas de doute que vous vous souveniez des premiers post de panique, de peur, de « et si ? », « mais comment je vais faire ? » ou autre frayeurs que j’avais. Mais là, j’avoue, entre le retour de mon Lui de sa semaine à Montréal, les photos et l’article que je viens de lire sur une expat, j’ai simplement envie d’y être. Il faut dire que je commence vraiment à saturer de toute la merde ambiante de Paris, des coups d’épaule qu’il faut donner pour avoir un minimum de place sur un quai de métro ou pour en sortir, du prix du kilo de pommes qui vient de monter à 4 euros, de l’hypocrisie ambiante et de toute cette crise dont tout le monde se fout puisque ça a toujours été la galère quoi qu’il en soit. Et même en dehors du fait de critiquer cette vie trop stressante et où il faut sortir les griffes pour se faire une place et toucher à peine plus qu’un SMIC, j’ai envie de changer d’air, de rencontrer d’autres personnes, de me dire que ce week-end, on va faire du patin à glace sur un lac gelé ou des tubes (toboggan sur glace), de m’inscrire à un cours de Yoga ou de Pilates parce qu’il paraît que c’est super ouvert à ce types de pratiques là-bas et d’enfiler une paire de running pour aller courir dans les parcs. J’ai hâte de découvrir ce que ce changement va nous apporter et de trouver un boulot où je vais me sentir bien. Je sais que beaucoup de choses vont me manquer d’ici. Tout sera peut-être un peu plus long si on veut bouger. Fini Etretat et ses fruits de mer, fini le fromage qu’on aime bien manger avec une bonne bouteille de vin rouge (ça tourne à l’obsession cette histoire, je crois que ce soir il va falloir en ouvrir une ! ;) et bonjour la Poutine que tu mets deux semaines à éliminer. Au revoir les rues de Paris qui restent quand même belles au printemps, en été, en automne ou en hiver. Mais il paraît que Montréal connaît aussi ces quatre belles saisons et que les feuilles ne seront jamais plus colorées que là-bas. Que les gens sont plus souriants et que ça rend la vie facile. J’ai, en réalité, envie de profiter de tout ce qu’il y a de bien ici et là-bas. Me dire que j’ai encore un printemps à découvrir à Paris, des barbecue à organiser dans au moins deux maisons en banlieue où on a été invités, des brasses à faire dans la piscine de ma maison à Annecy, des grasses mat’ dans le lit deux places de sa maison à Lui et des petits déjeuners sur la terrasse ensoleillée ; du lac à admirer et des montagnes à escalader. Des brunchs à faire en duo ou en grandes tablées. Et aussi découvrir le vrai été indien, à Montréal. Celui des chansons et des cartes postales. Celui du temps qui a passé et qui fait naître d’autres envies, d’autres choses en tenant toujours la même main et en pouvant toujours contempler le même regard protecteur. J’ai envie de tout à la fois. D’embrasser toutes les possibilités. Et même lorsque j’écris que j’ai envie que ça bouge, que j’ai besoin d’action et de nouvelles choses et que j’ai l’impression que rien ne change, tout au fond, je sais que c’est pour me réserver le meilleur [à]venir.
Crédit image : forever_paris_love
Bande son : Railroad Man – Eels

22 février 2013 at 12:19
Et moi, j’ai hâte que tu y sois pour nous raconter tes aventures !!!! Je connais pas très bien, mais je sais pas pourquoi à la lecture de ton post, je sens que tu vas t’y plaire ! :)
22 février 2013 at 12:46
J’ai hâte aussi d’y être pour pouvoir écrire de nouvelles choses, prendre des photos et raconter comment c’est =)
Merci ;)
22 février 2013 at 12:37
Ton article est venu au bon moment… Oui car moi, depuis hier je stresse comme une malade, j’ai PEUR… alors quand je lis tout ce que peux avoir de positif dans le changement, je me dis que je ne devrais pas stresser comme ça… mais bon… Tu vas t’y plaire ;-)
22 février 2013 at 12:48
Il ne peut se passer que des choses positives m’a belle ! Du travail, un changement d’air et la Suisse est mzrveilleuse tu vas t’éclates toi aussi ! Et j’ai aussi hâte que tu y sois pour nous raconter ;) n’ai pas peur ça va être top =)
22 février 2013 at 12:47
Je suis sure que tu vas t’y plaire! :)
Ma belle soeur y a vécu 7 ans et a été vraiment triste quand son mari a du être muté à Toronto (plus américanisé que le Québec). Les gens sont vraiment accueillants et sympas, ils aiment beaucoup les français en plus! ça va vraiment te changer de Paris c’est sur et certain!
22 février 2013 at 12:49
Merci c’est encore plus rassurant (bien que j’en arrive à ne plus avoir besoin d’être vraiment rassurée en fait ;) ouais voilà j’ai juste hâte ! =)
22 février 2013 at 5:34
Le changement, quand il est voulu, est toujours un mélange de peur et d’excitation, je crois que c’est normal, on ne sait pas trop où on va même si on a bien envie d’y aller. Je suis sure que ça sera génial !
23 février 2013 at 2:41
Cet article me rappel un petit peu moi avant de partir à Montréal justement… Les peurs, les doutes, et surtout l’excitation d’y être. Je pense que chacun réagit différemment, mais il faut dire que dans cette ville, dans ce pays même, il fait bon vivre. Après, je pense que le mieux c’est de pas trop en attendre, de ne pas idéaliser l’expatriation (même si on est tenté de le faire). Tout se fait naturellement, donc pas d’inquiétudes :-)
23 février 2013 at 2:36
Merci =)