Une histoire de motivation

Invalides ParisJe trouve que c’est difficile de garder la motivation. Tout le temps je veux dire. Je lisais ce matin une phrase toute bête mais qui résumait bien le problème sous-jacent à cette histoire de motivation : « qu’il est difficile d’être simplement heureux. » C’est peut-être là tout le problème. Etre heureux, non, ce n’est pas si compliqué en réalité. Mais le rester, se dire qu’il y a de quoi rester bien, rester souriant et bien dans sa tête, dans son corps. C’est sûr, ce sont des choses qui se décident. Dès le premier pied posé sur le plancher. Suis-je heureux ? De bonne humeur ? Et de là, on sait si la motivation va être de la partie ou non. Mais je pense aussi qu’il faut être motivé par les choses qui nous entourent En ce moment, j’avoue, je commence souvent bien la journée, il fait beau, le soleil brille derrière le Dôme des Invalides, j’ai pu faire un long câlin à mon Lui avant de partir et j’ai même pu me faire plaisir au petit déjeuner en m’accordant quelque chose de sucré et de doux. Sauf qu’à peine arrivée dans mon bureau, ça retombe comme un soufflé. Personne ne semble heureux, motivé, sincère. Tout le monde se traîne et mon portable reste silencieux. J’y mets du mien pourtant, des musiques dans le casque qui m’ont donné envie de danser dans le métro, un repas de midi que j’attends avec impatience, une séance de sport avec mon collègue pour bien continuer sur ma lancée. Oui mais voilà, il a suffi que je me dise que je devais faire encore ça tous les jours pendant 50 jours (j’ai compté, sans les week-ends), et je deviens las, démotivée, ronchon et en attente de quelque chose qui n’arrive pas. Je sais, j’ai fait le plus gros. Je sais. La partie restante ne devrait pas me décourager. J’ai même annoncée à ma boss et à l’équipe que je partais le 30 avril. Nouvelle prise ô combien merveilleusement bien. Soit, c’est une victoire. Mais même si l’on me dit qu’à présent, je n’ai plus rien à perdre, que je peux y aller un peu plus légèrement sur la pression, que les moins de deux mois à venir vont être consacrés à me trouver un ou une remplaçant(e), que je vais pouvoir lui expliquer les tenants et les aboutissants de mon job si passionnant, j’ai du mal à rester motivée et heureuse à chaque instant. Justement parce que je trouve ça encore long. Et que j’ai aussi un peu cette impression d’être insatisfaite. Ou alors, en demande perpétuelle de choses qui me fassent vibrer. Pas que je me lasse vraiment, mais toujours besoin et envie d’attentions, de bisous et de temps passé à deux ou avec des personnes que j’aime sincèrement. J’ai envie de nouveaux voyages, de retourner à Etretat rapidement, de me laisser aller à un week-end cocooning en regardant des Disney à la télé. Tout ça n’est pas bien compliqué en soit, ni à faire, ni à mettre en place. Mais voilà, je suis impatiente. J’en demande beaucoup. Sans doute trop. Je me dis que je m’en rends compte et que c’est déjà un pas de fait. Mais j’aimerais pouvoir me dire chaque jour, que le choix entre « être de bonne humeur ou non » devrait sonner comme une évidence et que je devrais créer moi-même ma motivation. Mais j’avoue avoir besoin, envie d’être bien entourée pour le faire. Ce n’est pas un manque de confiance en moi parce que je me sais capable, mais j’aime pas avancer toute seule. Une fois de temps en temps, comme ça, oui. Quand je suis seule pour une semaine et que je me rends compte combien c’est bon de faire le point, de découvrir d’autres choses et de pouvoir se retrouver pour s’apporter de nouvelles expériences (je plagie les mots de mon Lui mais je l’ai toujours pensé sans l’avoir dit pour autant, là-dessus on est raccord). Mais là j’ai envie de dire que j’ai besoin qu’on me tienne la main et qu’on me rassure un peu.

Edit
Bon, j’ai toujours été un peu comme ça, il m’en faut peu pour revenir à la normale, pour être bien, pour regarder la vie du bon côté. Un échange de texto avec mon Lui qui me fait pétiller, une odeur sucrée dans un magasin de vêtement qui me met dans mon élément de "je suis persuadée d’être une princesse et je le vis bien", une chaîne en argent achetée pour porter à nouveau mon coeur argenté surmonté d’un diamant de mon Lui, mes collègues qui tout en fumant m’envient de pouvoir partir si vite finalement, le soleil qui brille et ne faiblit pas et caresse la peau, un repas un peu plus copieux que les autres mais tellement attendu et tellement bon, une envie d’aller courir à la sortie du bureau. Un rien pas grand-chose…

Crédit image : Invalides – Paris
Bande son : Feeling good – Michael Buble

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Une Réponse à “Une histoire de motivation”

  • Ginie

    Je suis un peu dans la même situation… d’avoir besoin qu’on me tienne la main… ça me rassure un peu et me donne envie d’avancer… Mais ton Lui te tiendra la main j’en suis persuadée, il est toujours présent ;-)

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