Avec délectation

by books from boxesCa y’est, la vague tornado de ma folle furieuse de boss est passée. Jusqu’à 15h30 du moins. Après, c’est moins sûr. Elle a agi ce matin, comme s’il fallait réellement faire rimer lundi avec pourri. Je ne vois pas d’autres explications. Et je me suis sentie d’autant plus "soutenue" que mes deux collègues restées au bureau (les deux autres étant en congé), m’ont chacune dit "quelle connasse !" Je n’invente donc rien. Ma boss reste tarée. Et j’attends, si vous saviez comme j’attends ce jour du 30 avril où je lui dirai que je m’en vais, que ça suffit et que je vais aller voir ailleurs. D’ailleurs à ce propos, je me suis enfin mise à rechercher pour la suite. Pas encore Montréal mais de quoi occuper mes jours entre fin avril et le mois de septembre. Ce n’est pas encore très clair, c’est un peu trop brouillon à mon goût, mais il y a de l’idée. J’ai besoin de bouger pour voir l’avenir et ne pas en avoir peur. Je crois d’ailleurs avoir dit à mon Lui, tout ce que j’avais sur le cœur ces derniers jours concernant la suite, l’après Océan : le travail, les horaires, la vie, nous… Il a trouvé une réponse à chacune de mes craintes. Pas simplement pour me rassurer mais sincèrement. Je suis donc plutôt sereine et le serait pleinement plus tard quand ce sera concret. Mais ça me donne la motivation pour faire évoluer ma situation de manière à arrêter de me plaindre ou pour mieux prendre ma vie à bras le corps et non pas attendre sans cesse que ça me tombe tout cuit dans le bec. Karma disais-je donc l’autre jour, mais aussi et surtout de la prise en main. Pour compter sur moi. Parce que c’est trop facile de compter sur les courants pour mener la barque. Et puis, j’ai aussi envie de voir du monde en ce moment, d’organiser la prochaine soirée à l’appartement, le prochain voyage (Berlin pour l’instant est dans le Top 3), mais il y aussi Dublin pour y retourner le temps d’un week-end ou encore le Danemark (et une autre ville qu’on voulait visiter mais qui m’échappe au moment d’écrire ces lignes…), en attendant l’Ecosse au mois de Mai… Comme toujours, besoin d’évasion, de ces moments à deux pour se retrouver en dehors du tumulte du quotidien. Pour ouvrir une parenthèse et la refermer avec douceur, sans amertume, doucement et avec la sensation d’avoir tout accomplit comme il se devait. J’ai encore lu aujourd’hui que cette période était la plus déprimante de l’année. C’est ce que je me dis chaque année. Pourtant, je n’ai pas l’impression que ça soit le cas en ce moment. Oui les temps sont un peu durs, il fait froid, les gens sont ronchons, le travail ne s’arrête jamais, la trêve est de courte durée et le moral est un peu chaotique. C’est vrai. Mais je ressens moins ce poids sur les épaules. C’est moins difficile. Bon, d’accord, j’attends la fin du mois de Février avec impatience mais ça peut encore aller. J’ai plus envie de faire des listes de choses douces et agréables à faire que de me plaindre. J’ai davantage envie d’aller me balader que de chougner à la maison. J’ai encore plus envie de contact, de sourires et d’amour dans les draps tièdes, que de garder la mine triste. Alors je m’en contente avec délectation parce que c’est aussi comme ça que les bonnes choses continuent d’arriver.

Crédit image : BooksFromBoxes


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