- Tu vas écrire sur comment c’était bien la Belgique, Bruges tout ça ?
- Oui, oui j’vais écrire dessus. Faut juste que je trouve les mots…
- D’accord, fais ça alors.
- Oui mais j’ai besoin de la bonne musique pour ça alors… voilà, ça c’est bon, j’écris mais tu regardes pas hein !
Parce qu’il faut bien que je trouve les mots pour deux jours. Deux petits jours mais deux jours intenses. Ces deux jours que nous avions prévu au mois d’octobre, voir au mois de septembre. Deux jours pour se couper un peu des longues semaines de travail. Et ça tombait bien, ces deux dernières semaines ont particulièrement été éprouvantes, longues et fatigantes. Deux jours à Bruges, parce qu’un jour mon Lui m’a dit qu’il aimerait bien y aller, juste comme ça, paraît que c’était bien avait-il entendu dire. Dans ces moments-là, on choisit un super hôtel avec le petit dej en buffet, on prend un sac à dos avec de quoi se changer, l’ordinateur pour la soirée avec Jef Dunham dedans, un ou deux films et nos billets de train. En tout juste 3 heures, le train arrive à destination et c’est au moment de poser le pied sur le quai qu’on s’est rendu compte à quel point la neige pouvait être bel et bien présente en dehors de Paris. Pour se diriger dans le centre de la ville, une tour d’église immense qui nous servira de guide pour le reste de nos ballades. Le sol est glissant, l’air vif mais le soleil bien haut dans le ciel bleu. C’est à peu près tout ce qu’il nous fallait pour nous sentir ailleurs et bien. Nous nous sommes promenés dans les rues, franchissant des ponts enneigés où l’eau gelée laissaient des traces de pattes d’oiseaux. Toutes les maisons semblent ridiculement petites, comme si nous venions d’entrer dans un village de lilliputiens. Les rues sont presque désertes mais tout est beau et bien rangé, il est simple de s’y retrouver et les vitrines regorgent de chocolats et de bonbons artisanaux. A chaque pas je m’arrête et mon Lui me tire par la ceinture du manteau me disant qu’il va finir par tenir en laisse. Il faut dire qu’entre les glissades sur la glace et les arrêts soudain devant des montagnes de bonbons, je suis intenable. Mais c’est ce qui fait mon charme, right ? =) Reste que les ballades sont agréables, malgré le froid, on se sent bien. Retour à l’hôtel. Pause. Calme, tendresse et volupté. Ce moment parfait restera sous silence. Pause. La faim se fait sentir. Room service ? Sortie rapide au Carrefour Express ? On se motive mais tout est fermé. En passant devant un restaurant japonais, l’envie de sushis devient évidente. L’endroit est beau, typique mais il nous a fallut passer par la caisse pour comprendre que nous venions de payer 6 sushis… 21 euros. Mesdames et messieurs, laissez-moi vous présenter les sushis les plus chers jamais achetés : ils ne contiennent pas d’or, n’ont pas de diamant en leur milieu, ne sont ni originaux ni faits de produits rares. Non. Mais nous avons soupçonné le restaurant d’être le seul de la ville de Bruges et par conséquent, de devenir "produit rare" et entubage dans les prix pour bien le faire comprendre. 3,50 euros le sushi donc (pour ceux qui n’ont pas l’habitude, 3,50 euros c’est le prix pour 6 sushis de base à Paris…) J’ai mis 30 minutes à m’en remettre. Mais on les a mangé, c’était bon (définitivement rien d’extraordinaire mais mon Lui a eu la gentillesse de les payer pour qu’ils ne me restent pas sur l’estomac ;), j’ai même finit par commander deux assiettes de fromages au room service ! La soirée est passée en douceur, en regardant "The Perks of Being a Wallflower" (Le Monde de Charlie) dont nous avions tous les deux lu le livre quelques semaines auparavant. C’était délicat et solide à la fois. Le tout mené par une BO envoûtante. Après avoir partagée une bouteille de vin californien, rien ne manquait. Tout était bien là. Nos rires, notre complicité et Ses quelques mots juste avant que je ne m’endorme vraiment. Des mots qui m’ont touchée tant ils étaient tout ce que l’on peut espérer dans une relation. La nuit fut des plus douces. Le lendemain, la neige tombait brute et vacillante. Le petit déjeuner m’a fait sauter au plafond tant tout était frais et bon. Après une courte marche dans la neige, le froid s’est fait de plus en plus insistant. Le feu du bar de l’hôtel nous faisait de l’oeil. Après s’être demandé si nous pouvions nous y installer et un bref échange avec le réceptionniste, nous avons posé nos manteaux sur deux fauteuils et attendu patiemment que le canapé se libère. Une fois bien installés, un thé fruité dans une main et un livre dans l’autre, quatre heures se sont écoulées. Quatre heure jusqu’au prochain train. La ville étant toute petite, la neige continuait de tomber, le meilleur moyen de vivre l’instant présent furent ces quatre heures devant un vrai feu de cheminée et nos mains restant accrochées l’une à l’autre. On était bien. On ne devait pas forcément se parler. Le crépitement du feu et les pages de nos livres se tournant, suffisaient à compléter cette douce atmosphère. Le retour s’est fait de la même manière : doux, simple, plein de complicité et de rires.
Bande son : Kids in love – Mayday Parade


28 janvier 2013 at 1:23
Ca me donne envie de partir en weekend avec mon chéri un de ces jours !
28 janvier 2013 at 3:37
Il faut, il faut, il faut, ce sont les meilleurs moments ;)