24 heures chrono

46513808623422542_W1Knthub_cJe bosse comme une acharnée depuis 9h. Je bosse comme je n’ai pas bossé depuis longtemps depuis que je suis arrivée dans cette entreprise. Toujours eu un peu le crédo « moins j’en fais mieux je me porte » portée à son apogée (c’est mal mais si peu payée et non valorisée, je bosse le minimum, j’y peux rien !) Je bosse pour ne pas penser, pour que le temps passe vite (et ça marche plutôt bien !), pour m’occuper l’esprit et ne pas avoir envie d’envoyer des textos à mon Lui toutes les cinq minutes. C’est pas qu’il me manque, parce que ça fait moins de 24h et que ce soir il sera déjà là, mais nos échanges d’hier soir et de ce matin me font tellement sourire, tellement de bien que j’en ai envie de plus. Mais je suis raisonnable hein, je regarde juste notre photo posée sur mon bureau et j’espère que le train de ce soir n’aura pas trop de retard au vue de la neige qu’il y a à 4 heures d’ici… C’est grisant finalement d’attendre sans attendre, de travailler et de relever le nez pour me demander ce qu’il fait, un peu comme quand on en était à nos débuts et qu’on se voyait souvent mais jamais assez et qu’il fallait deviner ce que faisait l’autre. Hier soir, je l’imaginais dans le train, casque sur les oreilles, musique des Pokémon à fond et son rire s’élever dans le train parce que je venais de lui envoyer une bêtise par texto et qu’il n’a pu s’empêcher de rire tout fort. J’ai aimé qu’il me réponde à la minute près, beaucoup plus tard dans la soirée, une fois que ma copine M. est rentrée chez-elle et que j’allais me coucher. Les coupures font du bien mais elles me tiennent en haleine. La prochaine sera longue. Une semaine. Et il sera à Montréal pour le travail. J’ai prévenu M. et les autres que j’allais être très demandeuse de présence. Rien que ce matin, ne pas pouvoir me retourner sur son dos et sentir son odeur, c’était étrange et il manquait quelque chose. Alors, j’ai refait les mêmes gestes que lorsqu’il est là. Remis le réveil à 15 minutes plus tard, allumé la radio, pris une douche, petit déjeuné et j’ai réussi à partir avec les habituelles 5 minutes de retard qui sont normalement consacrées à un dernier câlin et que j’ai destiné à la contemplation de mon tapis, les yeux dans le vague, en attendant que le thé vert me réchauffe. Un jour comme un autre finalement, mais avec une différence qui me laisse un petit pincement au cœur et me fait me rendre compte à quel point je suis accroc à cet amour, à cette bouille qui se frotte les yeux le matin et fait émerger sa tête de la « douillettude » de la couette, à sa main qui s’agite par la fenêtre. A tous ces instants qui me font sourire. A Lui.


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