Comme une envie de vous parler d’amour. Le vrai. Celui qu’on se fait. Quand on a la chance d’avoir le bon partenaire. Celui qui s’étale, se serre et fait des merveilles. De l’amour qui envahit les draps, que l’on tient toujours tiède pour mieux accompagner le mouvement. Des mains qui parcourt son corps, les épaules d’abord, la nuque, les cheveux et reviennent le long du dos, se glisse sur le torse et sentir ses muscles qui se contractent au contact de mes mains. L’ambiance ne s’y prête pas forcément, mais quand une main vibre sur la peau et quand l’épiderme réagit et que très vite le rythme cardiaque s’accélère, on stoppe tout. La manette de jeu posée au sol, le portable qui glisse vers le plancher, l’ordinateur qui s’enfonce en pause et la télévision qui se mute soudainement. Il n’y a plus qu’un murmure au creux de son oreille. Un frisson et la peau qui se dénude. Un vêtement après l’autre. Le souffle qui se hâte, les gestes précis, sûrs. Et les mains qui connaissent les moindres parties de son corps, ce qu’il aime vraiment, le trajet qu’il faut effectuer, et le parcours du frisson qui se dessine de mieux en mieux. Le connu et l’inconnu pour mieux s’inventer, pour que la cadence soit belle et sincère. A la cambrure des reins un baiser, un bout de langue, une paire de sein qui frôle son dos. On s’enfonce plus vite, plus fort, sans interruption. Il m’embrasse le dos, le coup, je relève la tête pour mieux me lover. Sa main se plaque sur mon bas ventre, sensation de chaleur intense. Une main, puis deux, une bouche, un mouvement qui accélère, ralentit, se donne jusqu’au bout pour que le plaisir dure, pour que le souffle ne s’épuise pas tout de suite et que la jouissance soit explosive. A deux.
Au réveil des deux corps, ce sont deux coeurs qui battent encore fort. Si fort. Une main tendue vers l’autre sur le matelas aux draps emmêlés. Les yeux toujours fermés pour mieux ressentir la force de ce qui vient de se passer. Un baiser tout doux, un sourire pour chacun. Et respirer. Doucement. Ressentir encore la chaleur qui guette, se pose, se métamorphose. Passion amoureuse d’une chance trouvée là, il y a plus de deux années et demie. Et ne se perd pas. Se trouve, se rejoint, s’enchevêtre. Et garde le même bouillonnement ivre d’amour.
Crédit image : Benoît Bescond
Bande son : Breathe – AvA

7 janvier 2013 at 6:31
Comme tu peux l’imaginer, cet article me touche particulièrement… Et c’est peu de le dire… Profite de ton bonheur, on a trop souvent tendance à ne le reconnaitre qu’une fois qu’il n’est plus là !
7 janvier 2013 at 9:02
J’espère surtout ne pas t’avoir fait du mal. Ce n’était évidemment pas mon but, mais c’est justement parce que je me rends compte de ce que j’ai, que j’ai eu envie d’écrire dessus, parce que j’ai une chance incroyable de l’avoir, mais j’espère vraiment que je ne t’ai pas blessée :/
8 janvier 2013 at 6:46
c’est beau et revigorant :)