Hier soir, au concert de la chouette Giedré, je la regardais et je la trouvais puissante. Puissante en tant que femme. Grande non pas parce qu’elle était surélevée par la scène, mais par la manière dont elle se trouvait là. Je me disais qu’elle avait dû faire des choix dans sa vie qui l’avaient amenée à courir les routes de France et d’ailleurs, à ne pas avoir vraiment de port d’attache, sans doute a-t-elle un endroit fixe, un cocon, peut-être même un copain, un fiancé, quelqu’un qui fait sa vie et l’attend quand elle revient ou bien quelqu’un qui la suit partout où elle va ? Enfin bref, j’en étais là de mes réflexions qui m’amenaient toutes au même constat : elle fait quelque chose qu’elle aime, qui la rend célèbre à son niveau certes, mais elle s’est donnée les moyens d’accomplir un long chemin pour chanter, faire de la guitare, jouer du piano, créer son univers et faire quelque chose de sa vie, quelque chose qui valait la peine pour elle. Quelque chose qu’elle voulait partager avec des gens mais surtout quelque chose qui la passionnait, quelque chose qui l’a faisait se lever le matin. Et qui n’avait pas peur de se dire qu’elle n’avait pas forcément de maison fixe mais que la route lui servirait de toit et que le but était de vivre de ce qu’elle aimait faire. Je veux dire, elle aurait très bien pu être romancière, peintre ou je ne sais quoi d’autre… J’étais surtout en train d’admirer le fait qu’elle n’avait pas eu peur de se détacher de ce qui moi me hante : et si je devenais hôtesse de l’air ou si je jouais au théâtre et que je devenais plus que ça… et qu’il faille que je quitte pour un temps mon amoureux, mon toit, mes amis installés à Paris et que je ne pourrai pas revoir tout ce petit monde tout de suite, est-ce que j’y arriverai ? C’est bête vous allez me dire, mais j’ai des attaches que j’ai mis du temps à trouver en réalité et cette perspective me rend vulnérable. Quitter Paris trois semaines après Lui s’il devait être amené à partir pour Montréal avant moi ? Je n’y suis pas prête. Parce que je m’attache. Je ne parle pas nécessairement de dépendance, mais d’attache sincère et qui font mon équilibre, mes envies, mes joies et ma vie (amoureuse, amicale, familiale…). Alors voilà, je me mets à parler de Montréal parce que finalement l’exemple se prête bien pour ce que je crains en termes de séparation (même si tout ça est loin d’être d’actualité en réalité…), mais voilà, en regardant ce petit bout de femme faire des anus avec ses doigts sur scène (oui oui vous avez bien lu…) , j’étais en train de l’admirer. D’avoir su faire ces choix et de la voir si épanouie, si marrante, si sincère. J’en étais là à me demander si je n’aurais pas quelques regrets sous le coude. De ne pas oser un peu plus. En me disant que ce que j’aime ne va pas s’en aller subitement parce qu’un métier ou une passion me demandait de m’éloigner un peu. Alors, je me suis remise à écrire. Quelque chose, un roman peut-être. De quoi partir un peu pour mieux prendre la distance nécessaire à mon épanouissement total.
Let life unfold
Flower power
Je ne panique plus. Je n’ai plus peur de rien. Je ne me prends plus la tête. J’ai confiance et ça me fait du bien. Non je n’ai pas trouvé de travail encore et à l’heure qu’il est, j’ai passé la matinée et jusqu’à maintenant à regarder des séries sur le canapé dans une couette moelleuse en déjeunant tranquillement sans culpabiliser de n’avoir encore rien fait d’extraordinaire. Je suis déjà passée sous la douche depuis belle lurette, je suis bien habillée et je sens bon, les travaux dans l’immeuble me tape un peu sur le système et c’est sans doute ce qui va me pousser à sortir faire un tour, mais rien n’entrave ma bonne humeur. Je suis heureuse de chaque journée qui passe depuis que je n’ai plus aucune pression due à mon travail. Et j’accueil mon Lui chaque soir avec un sourire de bien-être et de bonheur. Il rentre tard en ce moment alors je prends le temps de l’embrasser avec un sourire sur les lèvres à peine a-t-il franchi la porte, je lui demande tout de suite s’il veut manger et je lui parle de ma journée. C’est un peu comme avant, à la différence que je ne lui raconte que des choses sans grande importance mais qui m’ont fait rire durant mes sorties. Cet homme qui m’a dit que j’étais une crevarde parce qu’à la sortie du Monop je ne voulais pas le laisser boire dans ma grande bouteille de soda. Ou encore ce jeune homme d’une vingtaine d’années qui faisait son footing en chemise, bermuda et mocassins (sans chaussette !)… Et il me dit que ça le fait rire. Il ne me raconte que rarement ses journées parce que j’ai bien compris qu’une fois à la maison, il a besoin de déconnecter. Et puis je suis très bonne pour faire la conversation, apparemment ça le repose ! ;)
Bref, c’est assez reposant pour le moment de se sentir bien sans imaginer quoi que ce soit, de profiter d’aller déjeuner avec une amie ou mes anciens collègues de bureau (qui eux sont sur-stressés par mon ex boss), de préparer des lettres de motivation tranquillement pour des offres d’emploi, de découvrir d’autres lieux dans Paris, ceux plus loin que la ligne 8 en fait. Moi qui avait peur de me retrouver sans travail, qui m’imaginait vider mes placards en mangeant par ennui, je me trouve à cuisiner sans chichi et à perdre doucement les kilos de l’hiver. Je me prépare à me remettre au footing car la pause a assez durée et j’ai besoin de m’entretenir, mais je n’en fais pas une fixette pour autant, le stress n’ayant plus besoin de trouver une aussi grande échappatoire qu’avant.
Et ce voyage en Ecosse m’a fait du bien aussi. C’était le moment pour prendre le temps de découvrir, de se laisser interroger par ce qui croisait notre route, de manger nos repas semi-équilibrés qui me font encore sourire… Et de penser à une autre escapade pour un futur proche. Pour peut-être enfin aller voir la mer ;)
Je pense que je commence à me sentir bien. Genre, vraiment.
A few days in Edinburgh
Sa tête contre mon ventre, et nous endormir sans l’once d’un doute, dans les draps d’un lit douillet d’une Guest House à Edimbourg. L’Ecosse belle et changeante ne faillit pas à sa réputation. Une pluie fine qui tombe chaque jour, un peu de soleil pour rosir les murs des bâtiments, des nuages gris pour mélanger le tout et nous faire sourire. Marcher des heures durant dans les rues interminables (6 heures par jour en moyenne), K-way (rentabilisé pour sûr !) sur le dos, tout en écoutant l’histoire de ce château si imposant qui surplombe la ville. S’arrêter une heure ou deux pour se réchauffer et manger des repas "semi-équilibrés" où la crème déborde des scones et où son sourire fait le reste. Rentrer en tenant dans un sac graisseux, mon premier Fish n’ Ships digne de ce nom pour le déguster sur le lit en regardant des séries. Et s’endormir crevés mais heureux. Marcher encore et encore, s’émerveiller des hauts bâtiments grisés et colorés au détour d’un rayon de soleil. Vouloir aller se promener au bord de la mer et se laisser finalement surprendre par la Scottish National portrait Gallery et ses peintures gigantesques, belles, magiques. Monter et descendre les étages pour en voir encore plus. Et. S’arrêter pour manger dans cet endroit insolite, partager un plateau coloré, rempli de produits frais, locaux et ô combien délicieux. Oublier la mer et se perdre pour trouver le Royal Botanic Garden et se laisser aller dans les allées fleuries, les ruisseaux et la forêt presque réelle. Croiser un écureuil loin d’être farouche, le regarder prendre la pause, enterrer sa nourriture sous terre et nous laisser émerveillés comme des enfants. Respirer l’air frais et pur qui rempli nos poumons, découvrir de nombreux parcs et le siège d’Arthur, tout là-bas, que l’on contemple depuis Calton Hill. Echanger des rires et tout ce qui ne se dit pas, se construire pour d’autres projets, d’autres ailleurs et tomber amoureuse, encore et encore, jusqu’à se dire qu’on a toute la vie devant nous pour revenir découvrir le ciel d’Ecosse.
Bande son : I’ve Got Your Number, Son – She&Him (Volume 3)
- Sunset castle
- Edinburgh castle
- Crème au scone
- Calton Hill
- Arthur seat
- Share it with me !
- Squirrel !!
- Sunset
My little revenge
Hier soir, j’allais faire une course et je me suis rendue compte d’une chose grisante : avec des années en plus, j’ai réalisé que je la tenais ma revanche. Ma revanche sur la fille que j’étais. Plus jeune. Plus petite quoi. Celle de 8 à 18 ans en fait (avec quelques sursauts de lucidité vers 17 ans).
Oui. Hier soir en passant devant un bar, vêtue d’un short court, jambes de fille et bronzage apparent, un groupe de jeunes hommes me faisait une haie d’honneur, afin de me laisser passer tout en commentant mon passage par quelques compliments bien placés.
Ma revanche, elle était là. Parce que voilà, tout en marchant, j’ai repensé à mes 8 ans et à toutes les années qui ont suivies et pour lesquelles, je n’avais retenu que peu de choses, si ce n’est que je n’avais jamais été vraiment celle à la mode, celle sur qui on se retourne, celle qui fait partie du groupe des Spice Girls reconstitué (après coup, j’en suis bien contente, mais à l’époque c’était les cinq filles les plus populaires de 6ème qui l’avait fait et elles avaient la classe), je n’étais pas non plus de celles qui a le droit d’embrasser le plus beau garçon à un anniversaire (j’avais 12 ans et il y avait Florent le beau et dont j’étais secrètement amoureuse depuis mes 7 ans… et Antony le moche, la brute mais qui servait à celles qui ne méritaient pas d’embrasser Florent. J’étais de ce lot). Je n’étais donc jamais vraiment de la vraie partie. Mais je n’étais pas non plus la rejetée, je n’étais pas moche, mais je ne sortais pas du lot non plus. J’avais des amis, pas mal même, mais en repensant aux photos d’avant, je n’étais jamais la plus jolie. Je portais des fuseaux (les leggins d’aujourd’hui mais à grosses fleurs roses) et des t-shirt à col Claudine et des lunettes à montures en plastiques. Ma mère m’a toujours dit qu’elle ne m’avait jamais forcée à m’habiller de la sorte ou même à choisir ces lunettes immondes que je prenais en plastique, rose et avec des fleurs (super combo !). Le bon goût dans toute sa splendeur. Et je n’avais que 8 ans à l’époque. Mais la suite n’a pas été plus glorieuse. Et les photos me le rappellent avec froideur. A 11 ans, je n’avais plus de lunettes, mais j’étais allée, le jour de la photo de classe, en bermuda rouge (que ma mère m’avait refilé du placard de mon grand frère) et brassière noire où l’on voyait mon nombril. En 4ème j’avais une coiffure sympa mais des vêtements amples immondes et un pull couleur rouille. En seconde, ce n’était plus les vêtements, mais cette fois, j’attirais les boulets. Ces garçons dont personne ne veut mais qui s’accrochent aux « filles sympas ». Celles qui rigolent à leurs blagues et ne font pas non plus parties des filles qui sont populaires. Mais là encore, j’avais des amis, j’étais bien entourée dans mes différentes classes. En Terminal, quand je revois la photo prise à l’internat, j’ai honte. Je porte un espèce d’infâme pancho marron, les cheveux détachés qui ne ressemblent à rien et je porte des baskets trop grandes. Mais c’était bientôt la fin de ces années galères et je me disais souvent que ça pourrait être mieux et que je pourrai enfin m’arranger par la suite.
A la fin de ma 17ème année, c’était le moment de grâce où je passais le BAC et où tout pouvait alors changer pour de bon. A 18 ans, je partais pour le Sud de la France, je connaissais ma première expérience amoureuse (et lesbienne), qui m’a alors fait prendre conscience du regard qu’on peut porter sur soi-même et m’a littéralement libérée. A ce moment précis, j’ai perdu les 5 kilos de l’adolescence, j’ai changé ma garde-robe des pieds à la tête et j’ai vécu mes meilleures années d’étudiante. A partir de ce moment-là, je ne me suis plus jamais laissée aller à surprendre sur une photographie, une coiffure qui ne ressemblait à rien ou un vêtement trop grand ou trop petit. A ce moment-là, j’ai fait attention à mon image et j’ai pu trouver mon identité, mon propre style et arriver où j’en suis aujourd’hui : tenant la main du plus beau garçon que j’ai jamais aimé, lui-même tombé amoureux de moi à cause mes yeux bleus paraît-il.
Voilà, elle est là ma revanche. De la gamine qui, finalement, ne se posait pas mille questions sur son paraître parce qu’elle s’occupait de vivre une vraie enfance, sans portable, sans taille zéro à atteindre, sans superficialité ; vers celle que je suis devenue qui peut jeter un regard en arrière et tenir une belle revanche de féminité entre les mains.
Crédit image : lafillelabas
Daily news
La pluie s’est arrêtée de tomber au moment où je suis sortie du métro. Ca tombait bien, je rejoignais mes anciens collègue de boulot. Les vrais, les sympas. Leur première remarque, après leur sourire, fut ma tenue. Décontractée voire "civile" comme l’a précisé S. qui se plaignait de devoir porter "cet uniforme infame qu’est le tailleur jupe ou pantalon !" Les autres ont trouvé qu’elle exagérait, moi je me suis fait un plaisir d’en rajouter, en jean, talons et t-shirt. Il faut bien qu’il y ait un avantage à ne plus avoir de boulot. Pour le moment. Le temps passe et ça me fait tout drôle de les revoir. Ca ne fait pas si longtemps mais de l’extérieur, je me rends compte combien le travail est au milieu de toutes les conversations. Bon, il faut dire que mon ex boss et ce qui lui sert de responsable (respectivement appelées Queen Mum et Moe (comme dan les Simpson parce que c’est vrai, elle lui ressemble grandement !)) continueront d’impressioner par leur perversité. La Queen Mum aurait même appelé jeudi dernier pour demander comment c’était passé mon départ. Et N. de répondre que j’avais été heureuse de partir. La Queen Mum aurait apparemment bégayé un "ah bon ?". Etonnement pour personne de me voir partir avec le sourire. Sauf elle. Mais plus rien ne m’étonne, moi…
Un rayon de soleil plus tard et je me promène à travers le Monop des Ternes et je flâne. Quelques courses pour tenir les quatre jours à venir avant de nous envoler pour Edimbourg. Nous ne connaissons ni Lui ni moi cette ville mais cela fait plus de deux ans que mon Lui rêve d’y aller. Enfin, l’Ecosse en général en fait, mais mon cadeau de noël a dû se limiter à celles de mon portefeuille. Sinon, j’aurai rêvé pouvoir lui offrir de quoi suivre la route du Rhum et les Highlands ! Mais ce sera pour un autre moment peut-être… Pour le moment, nous avons quatre jours dans un beau Bed & Breakfast et des tas d’endroits à découvrir. J’ai hâte de reprendre l’avion et d’aller apercevoir tous ces beaux endroits que le guide nous montre, hâte de m’envoler et surtout hâte de faire le chemin avec Lui parce qu’on voyage bien ensemble et que ce sont souvent les meilleurs moments que nous passons. En fait non, tous les moments sont bien avec Lui ! Disons que les voyages à deux sont un moment privilégié que j’aime encore plus…
En dehors de ça, la vie professionnelle s’est arrêtée pour un instant. Entre les jours fériés et ce voyage, je profite de ces moments pour me sentir en vacances, faire un grand tri dans notre appartement, vider les placards dans des énormes sacs poubelles et penser à ce qu’on pourra garder pour Montréal et voir ce qui sera à donner pour le reste. Je profite pour le moment, je ne mets pas la pression, pas encore. Enfin, j’ai quand même quelques instants de petits flippes, surtout quand je vois la vitesse à laquelle l’argent file. Je le savais mais après un CDD, l’argent qui tombe est assez impressionnant finalement (la prime de précarité, les congés payés non pris, etc.) mais ça file à une vitesse qui me fout le vertige. Je suis inscrite chez le cher et grand Pôle mais rien ne tombera avant longtemps. Et je ne me sens pas de rester chez-moi encore quatre mois de plus. Surtout si le printemps à Paris décide de ne jamais vraiment pointer son nez pour de bon. Donc je sais qu’à notre retour, je serai active dans mes recherches et que si vraiment rien ne m’arrive, j’irai faire de l’interim. J’ai besoin de bouger, de m’activer et si quatre petits jours de vacances me font me rendre compte que je sais prendre du temps pour moi, me faire plaisir, cuisiner, ranger, me reposer, j’ai aussi envie de faire quelque chose de concret. Mais j’ai moins peur que ce que je pensais. Et finalement, ça me laisser penser sérieusement à Montréal. Mais je ne m’acharne pas non plus parce que je vous l’avoue, ça me fait peur en ce moment. Différemment que mes premières peurs mais peur quand même. Mon dernier rêve sur notre grande aventure ne doit pas aider, c’est certain. Bourré de larmes, de dépression et d’abandon, ce rêve cauchemardesque m’a vraiment fait voir le mauvais côté de mes pires craintes. Donc j’y pense mais en m’efforçant de voir pour le moment, le bon côté des changements. Pour le reste, je me concentre sur le présent. Je ne profite pas vraiment de mon temps libre pour écrire, je délaisse un peu ces pages et je m’en excuse. Mon Lui me disait que non vraiment, ça faisait trop longtemps, mais j’avoue avoir eu peur de lasser en écrivant sans cesse la même chose et ne pas avoir assez à dire pour une personne restant chez-elle une bonne partie de la journée, profitant juste du temps qui passe et des quelques petites choses à faire à l’intérieur quand la météo n’est pas favorable. Mais je vais peut-être retrouver le goût après tout. Si je me rends compte que la narration peut être différente, plus journalière, plus dans le moment présent et les petites choses qui se passent en dedans ou en dehors.
Crédit image : Idafrosk
Bande son : Girls - Death in Vegas
A la surface
C’est en commençant à tomber malade que je vous écris ces lignes. Avec un début d’angine. Comme si quelque chose pouvait me rester en travers de la gorge. Oh si peu… Mais en même temps, je commence ces quelques lignes avec un beau ciel bleu et du soleil par la fenêtre haute de mon bureau. Et le moral n’est pas si mauvais. Disons qu’il vogue entre deux eaux. J’ai des hauts et des bas mais j’arrive à surmonter les bas rapidement. Je m’étonne moi-même. Je refais surface en me concentrant sur le futile pour le moment et d’autres choses, sur ces nouvelles habitudes que j’ai mise en place tout récemment et que j’arrive à tenir, sur ces pensées positives que j’essaie de me répéter dès que j’ai tendance à sombrer. J’ai la trouille de l’après mardi soir, c’est certain. N’ayant pas eu le boulot que je pensais avoir, c’est vrai que je me demande ce que je vais trouver et comment je vais m’organiser en attendant de trouver un travail. Mais au final, j’arrive aussi à me rassurer et à prendre la vie du bon côté. J’arrive toujours à me pendre la tête pour des choses qui ne sont pas arrivées, à me faire des films, à me faire peur, mais je réagis plus vite, mieux. Enfin, je trouve. J’essaie d’être plus vivable, moins chiante dans mes coups de moins, je réfléchis plus avant de me mettre à imaginer le pire ou à pleurer pour un rien. Je n’ai pas encore de vision sur la suite, mais j’ai un peu moins peur qu’avant. Tout arrive à point. C’est ce que je me dis. Je ne baisse pas les bras, même si j’en ai souvent envie, mais maintenant, je retiens mon geste. Mes bras restent en suspens, le temps de se demander si c’est vraiment utile de se laisser complètement aller. Je me raisonne, je me concentre sur ce qui a du sens. J’ai eu tendance à penser que je n’arriverai jamais dans l’immédiat à être à 100% heureuse parce qu’il y a toujours quelque chose qui ne fonctionne pas. J’ai eu tendance à me dire que ce n’était pas juste, que pour certains, la chance soit de leur bord à chaque instant et que parfois, ça faisait mal de s’en rendre compte alors que je fais tout pour que ça m’arrive. J’ai repensé au fait que j’avais beaucoup de chance à un certain moment, et que j’avais l’impression que ça n’allait jamais totalement bien depuis. Toujours un accro, toujours un obstacle pour m’en empêcher. Mais comme mes pensées le font en ce moment, je surpasse ces moments de doute et d’apitoiement et je me dis clairement MERDE.
Bande son : Sultans of swing – Dire Straits
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Je ne pense pas choquer grand-monde si je dis que je vais faire une pause. Je suis déjà peu présente par écrit, alors ça ne changera pas vraiment quoi que ce soit. J’ai besoin de m’arrêter, de faire le point, de penser à ce que je vais faire et mettre en place. Je vais arrêter de trop réfléchir et d’avoir peur sans arrêt et y aller pour de bon. Hier soir fut la soirée en bad de trop. Trop de larmes qui brûlent encore mes yeux, trop de vin pour rien, trop de reproches juste parce que je suis en colère contre moi-même. Alors voilà, je fais une pause, tout simplement.
<3








